Elodie et Yann m’ont accueillie chez eux et m’ont intégrée à leur
groupe d’amis clunisois. Le Pierre prépare le pain à 4h, Claire fait les pizzas
avec les légumes bio de chez eux, Le Matthieu nous déniche les bouchons de
champagne (les plus beaux cèpes du monde) alors qu’il n’a pas plu depuis des
lustres, Elodie II vit dans une yourte, Julia vend les pâtes fraîches, ou
encore les voisins maraîchers viennent aux nouvelles et échangent des idées de
culture.
On a parlé légume toute la soirée. Le prix de la patate varie en
fonction des saisons, le chou kale attire les clients de par son originalité,
les hybrides sont plus faciles à faire pousser la première année, les clients
attendent les poireaux avec impatience, c’est la fin des haricots… Toi, tu as
encore des tomates ? et oui, nous les avons plantées après vous. Les
courges musquées ont pourri cette année, mais voyez quand même ce qu’on a
récupéré. L’autre jour il a gelé et on a perdu les salade. J’ai dû les donner
aux gens. Vous avez quoi comme graines de salade ? Ah, vous plantez la
mâche ?
La région du Clunisois (ou plutôt du Charolais) m'a encore profondément touché. Sauf peut-être les vaches charolaises qui ont été sélectionnées pour leur grand gabarit mais qui sont si violentes qu'on est obligé de leur retirer les cornes. Il leur est impossible de mettre bas par elles-mêmes car les veaux naissent gros, et donc le nombre de césariennes est bien trop important. Il était question que les agriculteurs soient formés pour s'occuper de la besogne (imaginez que le vétérinaire du village doive se déplacer pour chaque vache qui donne naissance... et il y a plus de vaches que d'habitants, avec un taux de natalité élevé), mais après quelques explosions, on y a renoncé. C'est toujours la responsabilité du véto, il en faudra plus par km2, voilà tout.
La région de Saint-Martin de Salencey, à cheval entre le Clunisois et le Charolais, recèle des richesses surprenantes. Prenez par exemple la Débeurdineuse, la bière qui permet de retrouver sa lucidité. On en prend en fin de soirée (ça marche aussi au début à condition de ne pas en abuser), et on peut jouer à Cranium.
"C'est bin bon", dit-on ici.
"Achite-te don et boîs (Quelqu'un peut m'aider avec le verbe boire en charolais??)"
Pour accompagner avec la bière, on y trouve aussi des cèpes par temps très sec, à condition de savoir où aller. Après une longue sécheresse voici notre trésor:
Les petits producteurs ont formé une association afin de mettre à disposition une épicerie dans le village voisin de 100 habitants. Ouverte du mercredi au vendredi, elle offre une variété de produits bio à des prix abordables. La vente de paniers de légumes est aussi très prisée et permet de fidéliser la clientèle.
La région du Clunisois (ou plutôt du Charolais) m'a encore profondément touché. Sauf peut-être les vaches charolaises qui ont été sélectionnées pour leur grand gabarit mais qui sont si violentes qu'on est obligé de leur retirer les cornes. Il leur est impossible de mettre bas par elles-mêmes car les veaux naissent gros, et donc le nombre de césariennes est bien trop important. Il était question que les agriculteurs soient formés pour s'occuper de la besogne (imaginez que le vétérinaire du village doive se déplacer pour chaque vache qui donne naissance... et il y a plus de vaches que d'habitants, avec un taux de natalité élevé), mais après quelques explosions, on y a renoncé. C'est toujours la responsabilité du véto, il en faudra plus par km2, voilà tout.
La région de Saint-Martin de Salencey, à cheval entre le Clunisois et le Charolais, recèle des richesses surprenantes. Prenez par exemple la Débeurdineuse, la bière qui permet de retrouver sa lucidité. On en prend en fin de soirée (ça marche aussi au début à condition de ne pas en abuser), et on peut jouer à Cranium.
"C'est bin bon", dit-on ici.
"Achite-te don et boîs (Quelqu'un peut m'aider avec le verbe boire en charolais??)"
Pour accompagner avec la bière, on y trouve aussi des cèpes par temps très sec, à condition de savoir où aller. Après une longue sécheresse voici notre trésor:
Les petits producteurs ont formé une association afin de mettre à disposition une épicerie dans le village voisin de 100 habitants. Ouverte du mercredi au vendredi, elle offre une variété de produits bio à des prix abordables. La vente de paniers de légumes est aussi très prisée et permet de fidéliser la clientèle.
Les marchés restent essentiels à la survie de la ferme (et elle se porte très bien!), mais attention: il y en a de 2 types: le marché de Cluny qui rapporte le plus, et les autres marchés qui parfois voient plus de commerçants que de clients sur la place, mais qui aident les habitants des villages.
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